Le Chemin de Saint-Jacques



Classé au Patrimoine Mondial de l’UNESCO en 1998, le chemin de Saint-Jacques est l’un des plus grands pèlerinages du monde. C’est aujourd’hui un itinéraire emprunté par des nombreux marcheurs aux motivations bien différentes.
« Partir, marcher, me libérer, respirer, faire une coupure dans ma vie, tout quitter, aller au bout de mes moyens, me prouver que je peux relever un défi, réfléchir à ce qui compte le plus pour moi, méditer, prier, … ».
Voilà ce qu’ils disent, lorsqu’ils partent sur la route … ou plutôt sur le chemin.
Avant de raconter, il faut savoir qu’il existe plusieurs chemins allant à Santiago, les Camino Francès, Primitivo, del Norte, … et bien d’autres.
Nous avons choisi de prendre le Camino del Norte, le plus vieux, longeant toute la côte dans le nord de l’Espagne. Nous avons été inspirés suite à une discussion avec Bernard Seressia, qui a fait tous les Caminos traversant France, Espagne et Portugal.


Pour les européens, ce Camino commence à Bayonne, point du réseau où tous les chemins d’Europe se rassemblent. Avec le poids de notre sac à dos, ses affaires réduites au minimum, et avec l’horizon pour cible, nous avons commencé notre marche à la Cathédrale, et avons marché vers Biarritz, Saint-Jean-de-Luz, Hendaye, puis traversé le fleuve à Hendarribia, lieu de départ du Camino pour les Espagnols.
Nous sommes passé par San Sebastian pour nous arrêter dans un petit village de pêcheurs, Getaria.


Pendant une marche de plusieurs jours, nous avons admiré des baies où les arbres semblent tomber dans la mer. Sur un chemin serpentant le long de la mer, mais sur les hauteurs des falaises, nous avons des vues magnifiques sur les iles, la mer, et les falaises bordant celle-ci, que la mer semble avoir érodé en longues lignes droites, comme formant des escaliers grimpant le long de cette falaise. Que de vues magnifiques !
On y rencontre toute une faune et flore si loin de nos propres paysages … Nous avons même vu des condors volant en cercle autour d’un point fixe, se demandant quelle était la proie possible.


Tout au long du trajet, le contact humain est omniprésent. Dans les refuges, sur les chemins, sur les terrasses, … Les pèlerins se reconnaissent entre eux de par leur sac à dos, avec coquille, coquille qui est la clef pour faire connaissance et converser de manière intéressante, amicale et chaleureuse.
Vous avez aussi l’occasion de participer à des fêtes locales, comme le montre la photo ci-joint, reprenant une fête à Saint-Jean-Pied-de Port, où nous sommes passés également.

Santiago est encore loin, environ 700 kilomètres de Getaria. Mais au plus on avance sur le Camino, au plus la volonté d’y arriver grandit. Et quand on est forcé de quitter le chemin pour revenir à notre vie de tous les jours, rendez-vous est déjà pris pour la suite du Pèlerinage.

Daniel Read
(BBW017)